France 3 - JT du 7 avril 2009

# Posté le mardi 07 avril 2009 16:31

Modifié le jeudi 23 avril 2009 15:18

« Sophie, c'était la vie, une tornade »

« Sophie, c'était la vie, une tornade »
DRAME. Le 7 avril 2007, Sophie Gravaud, 23 ans, a été enlevée à la sortie d'Atlantis et étranglée. Deux ans ce mardi que la jeune vendeuse a été tuée. Sa mère et son beau-père se livrent.

Le deuil

Martine : « Il y en a qui disent : 'Au bout de deux ans, la douleur doit s'apaiser'. Mais non. Cela fait toujours mal. Sophie me manque terriblement chaque jour. Évidemment, il y a des bons moments, il ne faut pas le nier, mais ces instants sont inexorablement mêlés de peine et de chagrin. Et encore, on a la chance d'être entourés de gens extraordinaires. Sophie est morte en avril, on avait prévu de se marier avec Rémi en juillet. On a honoré ce rendez-vous, mais cela a été terrible. On a respecté le plan de table préparé par Sophie, mais je peux vous dire que le jour du mariage, on a été pris d'un horrible coup de cafard sans Sophie. »

Rémi : « Faire le deuil, c'est accepter la mort. On peut accepter la disparition de ses parents parce que c'est la logique des choses. Mais là, ce qui s'est passé est inacceptable. On est dans la barbarie. Il est venu la tuer de sang-froid. »

Le procès

Martine : « Le procès, on l'attend avec impatience et on le redoute aussi. Ce sera la première fois que je verrai le meurtrier de Sophie. Ça me trotte dans la tête, je sais que le procès sera extrêmement éprouvant. Tout le mal qu'il a fait à Sophie sera évoqué, toutes les souffrances qu'elle a endurées. Vous savez, le rapport du juge d'instruction, je n'ai pas encore réussi à le lire en entier... »

Rémi : « Ce que l'on veut, c'est une vraie perpétuité, pas une peine avec 20 ans de sûreté. Je ne veux pas la mort de Ramiz Iseni, je veux qu'il soit privé de tout ce qu'il aimait : les jolies filles et le casino. »

Impossible pardon

Rémi : « Même s'il devait demander pardon, je dirais non. Un expert psychiatrique a dit que Ramiz Iseni était un être manipulateur, égocentrique et narcissique. Il a foutu nos vies en l'air, alors pardonner... La haine et le chagrin mélangés, vous savez, ça fait un sacré détonateur. La haine, ce n'est pas quelque chose de beau mais on n'y peut rien. C'est Ramiz Iseni qui l'a mise en nous. Pour nous, c'est le pire monstre qui soit sur cette Terre. »

L'image de Sophie

Martine : « Elle est en nous tout le temps. J'entends encore sa voix, toutes ses petites plaisanteries. C'est le silence dans la maison qui est difficile, ne plus entendre sa clé dans la serrure et la porte qui s'ouvre. Elle avait une personnalité incroyable. C'était une vie, une tornade. Elle était pétillante, pleine d'entrain. Elle était enfin heureuse après avoir vécu pas mal de galères. Elle avait décroché un CDI. Le soir de son embauche, elle était arrivée une bouteille de champagne à la main. Elle avait un petit copain dont elle était amoureuse et se préparait à emménager avec lui dans une maison. Elle avait acheté de la vaisselle pour cette occasion. Dans sa commode, on a retrouvé une liste de prénoms qu'elle aurait voulu donner à ses enfants... Tout le monde était heureux. D'un seul coup, ça s'est cassé la gueule. »

La vie sans Sophie

Martine : « Je vais la voir au cimetière. Parfois deux fois dans la même journée. Certaines personnes ont cru qu'on allait déménager après le drame, en raison de tous les souvenirs qu'il y a dans la maison. Mais c'est justement pour cela que l'idée de déménager était totalement exclue. C'est impossible. Sophie repose là, tout près. J'aurais l'impression de l'abandonner... »

Propos recueillis par Yan Gauchard

Presse Océan - 7 avril 2009

# Posté le mardi 07 avril 2009 13:19

Modifié le mardi 07 avril 2009 13:54

« Une décision très douloureuse »

« Une décision très douloureuse »
La famille de Sophie Gravaud souhaitait ériger une stèle, la ville de Bouguenais refuse.



Les proches de Sophie Gravaud désiraient dédier un autel à sa mémoire, à Bouguenais. La demande est refusée. Tourments.

















Un piquet de bois, une photo et des fleurs pour Sophie Gravaud mais pas de stèle à Bouguenais.


BOUGUENAIS
Une petite stèle en marbre, « discrète », dédiée à Sophie Gravaud. « Pour ne jamais oublier l'insoutenable », la mort de cette employée d'Atlantis de 23 ans, enlevée à la sortie de son travail le 7 avril 2007 et retrouvée morte, étranglée, dans un fossé à Bouguenais. Voilà le projet défendu par ses proches regroupés dans l'association le Combat de Sophie. La stèle, espéraient-ils, aurait pu trouver sa place sur les lieux mêmes de la découverte du corps. En bordure du chemin longeant la route Nantes-Pornic.

La mort dans l'âme, la ville de Bouguenais a opposé une fin de non-recevoir à ce projet, provoquant le désarroi de la famille de la défunte. « On a juste demandé l'autorisation d'ériger cette stèle mais on ne réclamait aucun financement, indique Rémi Rolland, beau-père de Sophie Gravaud. On avait simplement besoin d'un petit carré de marbre. On pensait sincèrement que ce serait possible : à Pontchâteau, une stèle est posée en dessous de la pile du pont depuis lequel deux ados ont tué un jeune de 13 ans en lançant une plaque de bitume en avril 2006. Et puis, les routes départementales sont bordées de silhouettes noires rappelant les victimes d'accidents... »

Proches et élus « secoués »
Michèle Gressus, maire de Bouguenais, comprend le tourment de la famille mais assume la position, « unanime », de son bureau municipal. « La demande qui a été déposée a fait l'objet d'un débat qui nous a tous secoués, rappelle-t-elle, avec humanité. Cela a été une douloureuse décision pour les élus. La découverte du corps de Sophie Gravaud a bouleversé la commune. Seulement, même si nous appréhendons la terrible question de la problématique du deuil, on ne peut pas créer un précédent. Quitte à passer pour des méchants. Chacun sait que l'on ne peut hiérarchiser la douleur. Dire oui une fois à une stèle, c'est inévitablement autoriser toutes les demandes. Or, nous sommes ici dans la sphère publique et non plus privée. Nous partageons la révolte de la famille de Sophie Gravaud mais le domaine public ne peut en aucun cas être « cédé » à un particulier, même à titre dérogatoire, même pour une très bonne cause. »

« Petits gestes »
La commune de Bouguenais avait déjà reçu deux requêtes similaires de familles endeuillées. « On est évidemment interpellé par ce besoin de consacrer des petits autels ou des stèles à des proches, un peu à la manière orientale. Les fleurs déposées en bord de route, bien sûr, ne posent pas de problème. On ferme les yeux sur les petits gestes qui ne demandent pas d'autorisation officielle. Mais on ne peut aller au-delà. »



Le procès de Ramiz Iseni, meurtrier-présumé de Sophie Gravaud, est prévu du 27 au 30 avril à Nantes.



21 février 2009 - Presse océan

# Posté le mercredi 25 février 2009 03:24

Modifié le mercredi 25 février 2009 03:35

Assemblée générale de l'association "Le Combat de Sophie"

Assemblée générale de l'association "Le Combat de Sophie"
La première assemblée générale de l'association "Le Combat de Sophie" s'est tenu le 27 septembre 2008

Ordre du jour


- Rapport d'activité et bilan financier
- Bilan prévisionnel 2008-2009
- Adhésion et cotisation
- Renouvellement du Conseil d'Administration (places à pourvoir en cas de désistement)
- Questions diverses

Retrouvez le compte rendu de cette assemblée générale
http://www.lecombatdesophie.com/articles.php?pg=art30.php ]

# Posté le lundi 10 novembre 2008 15:22

Modifié le mardi 11 novembre 2008 07:29

Affaire Sophie Gravaud : la femme du meurtrier présumé renvoyée devant le tribunal correctionnel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes a réformé l'ordonnance de non-lieu d'un juge d'instruction nantais concernant Bukurija Iseni. La femme du meurtrier présumé de Sophie Gravaud devra comparaître devant le tribunal correctionnel pour recel d'escroquerie.

En avril 2007, Sophie Gravaud avait été retrouvée morte à Bouguenais (Loire-Atlantique), en contrebas d'une route. La jeune vendeuse avait été enlevée une semaine plus tôt à la sortie de son travail. L'enquête avait abouti à l'arrestation de Ramiz Iseni qui a reconnu avoir tué la jeune femme. Il sera jugé par la cour d'assises de Loire-Atlantique au premier trimestre 2009 pour «enlèvement et séquestration suivis de mort et agression sexuelle?».

Le suspect avait volé la carte bleue de la victime et effectué des retraits pour une somme de 400 ¤. L'argent avait été confié à son épouse Bukurija Iseni. En juin 2007, un juge d'instruction nantais avait rendu une ordonnance de non-lieu concernant cette femme estimant qu'elle était sous la contrainte de son mari. Les parents de Sophie Gravaud ont contesté cette décision devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes qui a rendu son arrêt hier.

ouest france - 26 septembre 2008

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 13:24

Modifié le vendredi 26 septembre 2008 16:26